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les milles marins ;


Source
: Préfet
maritime de l'Atlantique
Les
eaux intérieures (en deça de la ligne de base droite)
; ce sont :
- les ports,
- les eaux constituant les voies d'accès aux ports
- l'espace maritime contenu dans les petites échancrures de la
côte (criques, calanques, petites baies, etc.).
- Les espaces maritimes situés à l’intérieur
(côté terre) des « lignes
de base droites », tracées
de cap en cap et fixant la ligne de départ pour le calcul
de la largeur de 12 MN de la mer territoriale.
- les petites baies et rades dont le segment d’ouverture, de
cap en cap, est inférieur ou
égal à 24 milles nautiques
(MN) ainsi que
- les baies historiques, espaces sur lesquels
l’État côtier possède de
façon incontestée et continue
un titre historique à la souveraineté.
Régime
juridique : les eaux intérrieures sont assimilées au territoire
terrestre (sauf pour les navires de guerre étrangers et les navires
commercieux jugés dangereux au regard du risque de pollution
et de l'ordre public)
Textes
sur la compétence des juridictions pénales en cas de pollution
:
Code
pénal, art. 113-12 : « La loi pénale française
est applicable aux infractions commises au-delà de la mer territoriale,
dès lors que les conventions internationales et la loi le prévoient
»
Convention
MARPOL, art. 4 : « Toute violation des dispositions de
la présente Convention commise dans la juridiction d'une Partie
à la Convention est sanctionnée par la législation
de cette Partie » ;
(Selon ce texte, c’est le lieu de rejet est pris en compte et
non celui de la pollution par hydrocarbure, soit les côtes littorales
françaises)
Loi
n° 83-583 du 5 juillet 1983, intégrant MARPOL, (abrogé
en 2000, avec la création du Code de l'environnement)
Sans préjudice des peines prévues aux articles précédents
en matière d'infractions aux règles sur les rejets, l'imprudence,
la négligence ou l'inobservation des lois et règlements,
ayant eu pour conséquence un accident de mer tel que l'a défini
la convention de Bruxelles du 29 novembre 1969 sur l'intervention en
haute mer, est punissable en la personne du capitaine ou du responsable
de la conduite ou de l'exploitation à bord de navires ou de plates-formes
français ou étrangers qui a provoqué un tel accident
ou n'a pas pris les mesures nécessaires pour l'éviter,
lorsque cet accident a entraîné une pollution des eaux
territoriales, des eaux intérieures ou des voies navigables
jusqu'à la limite de la navigation maritime. (...)
Convention
des Nations Unies sur le droit de la mer du 10 décembre 1982
(dite Convention de Montego Bay) qui procède à
une définition des différentes espaces maritimes ainsi
que des droits et de devoirs dont disposent les Etats sur ces espaces
:
articles 220.6
: « Lorsqu'il y a preuve manifeste qu'un navire naviguant dans
la zone économique exclusive ou la mer territoriale d'un Etat
a commis, dans la zone économique exclusive, une infraction
visée au paragraphe 3 ayant entraîné
des rejets qui ont causé ou risquent de causer des
dommages importants au littoral ou aux intérêts
connexes de l’Etat côtier ou à toutes ressources
de sa mer territoriale ou de sa zone économique exclusive, cet
Etat peut, sous réserve de la section 7, si les éléments
de preuve le justifient, intenter une action, notamment ordonner
l'immobilisation du navire conformément à son
droit interne »
art. 228 : «
1. Lorsque des poursuites ont été engagées
par un Etat en vue de réprimer une infraction aux lois et règlements
applicables ou aux règles et normes internationales visant à
prévenir, réduire et maîtriser la pollution par
les navires, commise au-delà de sa mer territoriale par un navire
étranger, ces poursuites sont suspendues dès lors que
l'Etat du pavillon a lui-même engagé des poursuites du
chef de la même infraction, dans les six mois
suivant l'introduction de la première action, à moins
que celle-ci ne porte sur un cas de dommage grave causé
à l'Etat côtier ou que l'Etat du pavillon en question
ait à plusieurs reprises manqué à son obligation
d'assurer l'application effective des règles et normes internationales
en vigueur à la suite d'infractions commises par ses navires.
[...] ».
Bibliographie
:
Dominique Guihal, Droit répressif de l'environnement, 2008, Economica
Arnaud Montas, Droit maritime, Vuibert 2012
Répertoire
des textes principaux, droit de la mer;